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Diane Sawyer rencontre Michael et Lisa Marie Presley - 14/06/95
Voici l'interview exclusive que Michael Jackson avait accordée à Diane Sawyer, la célèbre journaliste de la chaîne ABC, pour son émission "Prime Time Live", diffusée en direct le mercredi 14 juin 1995. Michael y était invité avec son épouse de l'époque, Lisa Marie Presley.
DS : Diane Sawyer
MJ : Michael Jackson
LM : Lisa-Marie
ET : Elizabeth Taylor
DS : Et voici avec moi Michael Jackson et Lisa Marie Presley. Bienvenue à Prime Time Live sur ABC ! En
vous regardant, j'ai envie de vous demander : comment a eu lieu ce mariage ?
Comment ça a commencé ? Je devine que ce n'était pas en jouant au Mini-Golf, ou
en partageant un Hot-Dog ! Ca a commencé quand entre vous, quand avez-vous
commencé à sortir ensemble ?
MJ : Eh bien, la
première fois qu'on s'est vu, elle avait 7 ans, moi 17. C'était à Las Vegas,
elle venait toujours à mes concerts. Seuls les Jackson 5 donnaient des
spectacles familiaux là-bas. Elle se mettait au premier rang, elle venait assez
souvent, mais avec plein de gardes du corps.
DS : Et vous êtes
restés en contact ?
MJ : Bien sûr. Elle
venait dans ma loge et on discutait souvent. Je la trouvais mignonne et
adorable, et j'avais toujours espéré la revoir.
DS : Et qui a parlé
mariage en premier ?
LM : On n'est pas restés
en contact…
MJ : Non, on n’est
pas restés en contact après ça…
LM : Il… Vas-y tu
veux le dire ? Ce qui s’est passé quand tu as essayé de me recontacter…
MJ : Non, vas-y, tu as
bonne mémoire.
LM : Mais tu avais dit
que c'était toi qui le raconterais !
DS : Voilà que vous
vous disputez déjà ! Qui a demandé l'autre en mariage ? Comment êtes-vous
venus à en parler ?
MJ : Ca a commencé
quand elle avait 18 ans. Je demandais toujours à mon avocat, John Branca, s'il
connaissait Lisa Marie Presley. Il me répondait qu'il représentait sa mère. Je
lui demandais de la contacter car je la trouvais mignonne. Il éclatait de rire
à chaque fois, et me disait qu'il ferait tout son possible. La fois suivante,
je lui demandais "Alors ?"… "Rien", disait-il. Je l'embêtais toujours avec ça. Puis un
jour j'ai vu une couverture de magazine qui la montrait mariée. J'étais
vraiment effondré. Je pensais
vraiment que ça aurait dû être moi, sincèrement.
DS : Comment en êtes
vous arrivés au mariage ? Qui a prononcé le mot en premier ?
MJ : Moi.
LM : Lui.
DS : Quand ? Où ?
LM : Au téléphone !
MJ : Oui, au téléphone
!
LM : Il m'a fait sa
demande. On se voyait depuis quatre mois…
C'est ça, quatre mois ?
MJ : Je ne m'en
souviens pas.
LM : Bref… On sortait
souvent, mais la presse ne s'en est pas aperçue. J'allais à Las Vegas…On
allait partout ensemble. Partout ! Dans les librairies…On ne se cachait pas.
DS : Avez vous dit
oui tout de suite ?
LM : J'étais seule
depuis quatre mois. Il m'a demandé : "Que ferais-tu si je te demandais de
m'épouser ?" J'ai répondu que j'accepterais.
MJ : Tu étais très
enthousiaste !
DS : Je dois vous
demander ça car j'imagine que beaucoup d'avocats travaillent à un accord
prénuptial entre vos deux… fortunes. Y
a-t-il un tel accord entre vous ?
MJ : Eh bien, on s'est
arrangé. On a signé quelques papiers. Mais c'est bien sûr confidentiel.
LM : Oui, on a fait
des arrangements.
DS : Comme vous le
savez, les réactions à ce mariage - et cela vous a affectés - sont allées de
l'étonnement à la joie, et aux soupçons sur un mariage qui arrivait vraiment à
point. Lisa avez-vous interrogé Michael sur les faits dont on l'accusait ? Avez-vous
discuté de l'impact du mariage sur ces accusations ?
LM : Absolument pas.
Je suis restée en rapport avec lui pendant tout ce temps-là, même quand il a
disparu. D’ailleurs j’étais sensée me rendre à San Juan au Puerto Rico, mais
ensuite j'ai appris qu'il ne serait pas là-bas. J'étais donc présente pendant
cette période, on se téléphonait.
DS : Vous ne lui avez
pas demandé si c'était vrai ?
LM : Non, je ne l'ai
pas fait.
DS : On reviendra au
mariage dans une minute…
LM : Excusez-moi. Il
en parlait tout le temps. Je n'avais pas besoin de l'interroger. Au téléphone,
c'était tout le temps… Constamment (Aaaaah, la tension en parlant de
l'accusation.)
DS : Comme je sais
que vous voulez en parler, je vais vous interroger sur ces accusations. Mais
d'abord, je précise que rien n'a été convenu à l'avance. Vous avez dit n'avoir
peur d'aucune question. Je voulais que tout le monde le sache avant de
continuer. Je souhaite d'abord m'assurer que les termes sont clairs. Vous avez
dit que vous ne feriez jamais de mal à un enfant. Je vais essayer d'être aussi
précise que possible : avez-vous jamais, comme l'affirme ce jeune garçon,
avez-vous jamais eu une relation sexuelle, caressé, ou eu des contacts sexuels
avec cet enfant ou avec d'autres ?
MJ : Jamais, Jamais,
Jamais. Je ne ferais jamais de mal à un enfant, ou à quiconque. Mon cœur n'est
pas comme ça. Cela ne m'intéresse même pas.
DS : A votre avis,
que devrait-on faire à quelqu'un qui fait ça ?
MJ : Ce qu'on devrait
faire à quelqu'un qui fait ça ? Eh bien, je pense que ces gens ont besoin de se
faire soigner, d'une façon ou d'une autre.
DS : Mais que dites-vous
des photos de police ? Comment ce garçon a-t-il pu donner autant de détails
intimes ?
MJ : Les photos que la
police a prises de moi ? Rien là dedans ne corroborait les accusations ! Rien !
LM : Ils n’avaient
aucune preuve qui correspondait [aux accusations]…
MJ : Sinon, je ne
serais pas ici aujourd'hui à vous parler. Ils n'ont pas trouvé le moindre
élément qui puisse m'impliquer…
DS : On a pourtant
dit qu'il y avait des marques [ndt : sur les parties intimes de Michael]…
MJ : Non, aucune
marque. Sinon comment se fait-il que je sois là ?
LM : Vous n'allez pas
me demander ça ! A propos des marques… (Rires)
DS : C'est vous qui
décidez…
LM : Je dirais juste
que quand on a su que rien ne concordait, les titres des journaux étaient si
minuscules, alors que les accusations avaient été écrites en très gros
caractères.
MJ : Ils n'ont pas
réussi parce que c'est faux.
DS : Alors pourquoi
avoir réglé l’affaire à l'amiable ? Il semble que vous avez payé une somme
colossale.
MJ : Ca c'est du
folklore. J'ai dit à mes avocats :"Pouvez-vous me garantir que la justice
prévaudra ?" Ils m'ont répondu : "On ne peut pas garantir la décision
d'un juge ou d'un jury." J'étais abattu, scandalisé. Totalement scandalisé…
DS : Combien d'argent
avez vous donné ?
MJ : Je me suis dit
qu'il fallait que je me sorte de ce cauchemar, ces mensonges, ces gens qui
voulaient de l'argent, les émissions à scandale… Ce sont des mensonges ! J'ai
donc réuni mes avocats et ils m'ont conseillé à l'unanimité de mettre un terme
à cette affaire. Car ça aurait pu durer jusqu’à sept ans ! On voulait mettre
tout ça derrière nous.
DS : Pouvez-vous nous
dire la somme ?
MJ : Ce n'est pas la
somme fabuleuse annoncée par les journaux. Les conditions de l'accord sont très
confidentiels.
LM : On lui a interdit
de parler de ces conditions et des montants précis.
MJ : Ce qu'on m'a fait
endurer est tout bonnement injuste, car rien ne prouvait que j'avais fait ça. Absolument
rien. Dans tous les cas, ils ont inspecté ma chambre, tous mes livres, toutes
mes cassettes vidéo, toutes mes affaires. Et ils n'ont rien trouvé. Rien ! Rien
qui dise : Michael Jackson a fait ça. Rien !
DS : Je vais vous
demander…
MJ : Aujourd'hui
encore, rien ! Absolument rien !
DS : Laissez-moi
vous poser une question…
MJ : Rien, rien,
rien…
DS : Rien… (Rires) D’accord,
j’ai compris, rien. Nous avons téléphoné, vérifié tout ce qu'on pouvait. Nous
sommes allés voir si ce que nous avions entendus était vrai. Je veux vous poser
deux questions. Selon les articles que nous avons lus, on aurait trouvé dans
votre chambre des photos de jeunes garçons. Pas d’adultes…
MJ : Pas seulement de garçons
! D'enfants, de petites filles aussi… de tout.
DS : Et aussi des albums
photo de jeunes garçons déshabillés. Ce n'est pas vrai ?
MJ : Non, pas que je
sache. A moins que ce ne soit un paquet que je n'ai pas ouvert. Les gens savent
que j'aimes les enfants, et ils m'envoient des livres du monde entier,
d'Amérique du sud, d'Allemagne, d’Italie, de Suède…
DS : Donc, s'ils ont
trouvé quelque chose, qu'ils le montrent !
MJ : Oui ! Je reçois
une quantité de courrier incroyable ! Vous seriez étonnée des tonnes de
courriers que je reçois. Si je disais à mes fans que j'adore Chaplin, je serais
submergé de gadgets sur Chaplin. Je dis que j'aime les enfants, et je reçois tout
ce qui s'y rapporte.
DS : Y a-t-il eu d'autres
règlements à l'amiable avec d'autres enfants portant ce type d'accusations ? Nous
avons entendu parler d'une autre affaire, qui ne passerait pas en justice, mais
pour laquelle vous alliez payer.
MJ : Non, ce n'est pas
vrai. Je crois que tout va bien et qu'il n'y en a pas d'autre.
DS : Je cherche la
bonne formulation à ma prochaine question… Dans le pays, j'entends les gens
dire… Soyons bien clairs, vous avez été lavé de toutes les accusations, ils
disent donc : "Voici un homme qui est entouré des choses qu'aiment les
enfants, qui a passé bien du temps avec ces jeunes garçons…"
MJ : C'est exact.
DS : "Que fait
un homme de 36 ans à dormir avec un garçon de 12 ans ? Ou avec plusieurs ?"
MJ : Il n'y a pas
"que des garçons". Je n'ai jamais invité "que des garçons"
dans ma chambre. C'est ridicule, voyons ! Cette question est ridicule, mais si
les gens veulent savoir, je serais heureux de répondre ! Je n'ai jamais invité
personne dans mon lit. Les enfants m'aiment, je les aime. Ils me suivent pour
être avec moi. N'importe qui peut venir dans mon lit, même un enfant.
LM : Je voudrais juste
dire… Excusez moi… Je l'ai vu avec des enfants pendant cette année. J'ai suffisamment
vu comment ça se passait pour savoir pourquoi [ce genre d’accusations]
pourraient apparaître. Je comprends…
DS : Mais est-ce ce
comporter en adulte, de faire ça ? Vous avez un petit garçon de deux ans…
MJ : [à Lisa] Termine
ce que tu voulais dire…
LM : Je veux dire une
chose. Les enfants ne le laissent pas aller aux toilettes sans entrer avec lui !
Ils ne le quittent pas d’une semelle. Alors, quand il va au lit, ils sautent
dans le lit avec lui, même si moi j’y suis déjà.
DS : Mais être adulte
et aimer les enfants, n'est-ce pas aussi les tenir à l'écart des situations ambigües ?
Et il s'agit ici d'une période assez longue. Laisseriez-vous votre fils, quand il
aura douze ans, faire ça ?
LM : Si je ne
connaissais pas Michael, il n'en serait pas question. Mais je sais qui il est,
et comment il est. Je sais qu'il n'est pas comme ça. Je sais qu'il aime les
enfants… Allez y.
DS : Est-ce bien
fini ? Cela n'arrivera plus ? Je crois que c'est ce que les gens veulent savoir :
que vous ne dormirez plus avec des enfants, c’est ce qui fait douter les gens.
MJ : Personne ne doute
quand des enfants viennent chez moi…
DS : Mais est-ce
fini ? Allez-vous être vigilant ?
MJ : Vigilant par
rapport à quoi ?
DS : Pour le bien des
enfants.
MJ : Non, tout est
très normal, tout est pur. Je ne pense pas à ça. Je ne suis pas comme ça.
Jamais je ne…
DS : Vous ne le
referez pas ?
MJ : Refaire quoi ?
DS : Avoir des
enfants chez vous ?
MJ : Mais pourquoi
pas, s’ils le veulent ! S’il s'agit d'amour, de pureté, et de l'innocence
la plus complète. Si vous parlez de sexe, alors allez voir quelqu'un d'autre,
car ce n'est pas moi, ça, ce n'est pas Michael Jackson. Ca ne m'intéresse pas.
DS : Ok, nous allons
nous interrompre. Après nous verrons Elizabeth Taylor, qui nous a dit ce
qu'elle a vu quand elle est venue vous parler, et comment elle a aidé à soigner
votre dépendance aux calmants.
MJ : Oh Ouah ! On va
voir Elizabeth !
DS : Elizabeth Taylor
va raconter la visite qu'elle vous a faite en plein milieu de ce qu'elle a
appelé un "calvaire." Elle était en colère après nous car, a-t-elle
dit, on parle toujours d'un seul aspect d'une personne, et jamais de ses
réussites.
MJ : C'est vrai.
DS : En particulier
de ce que cette personne donne aux enfants, donc de l'argent que vous donnez
pour les enfants.
[Extrait de l’interview d’Elizabeth Taylor]
ET : Quand il est en
tournée, il va dans les hôpitaux, sans que la presse le suive, sans que
personne ne soit au courant. Il met un déguisement pour y aller et l'enlève une
fois sur place. Et les enfants sont émerveillés ! Ils disent : "Oh
c'est Michael Jackson !"
DS : A aucun moment,
vous ne vous êtes dit… En lisant ce que tout le monde avait lu… "Peut
être me suis je trompée sur lui ?"
ET : Non, absolument
pas.
DS : Jamais ?
ET : Jamais ! Je
connais le cœur de Michael, je connais son esprit et son âme. Je ne suis pas aussi
insensible, surtout quand il s'agit des gens que j'aime.
DS : Pourquoi êtes
vous allée à Singapour ?
ET : C'est mon ami et
il était seul. Totalement seul. Et il avait… besoin d'aide. Rien ne pouvait
lui faire plus de mal. Si ça avait été calculé, si on avait voulu sa mort, on
n'aurait pas pu mieux faire. Ca lui a quasiment brisé le cœur.
DS : Elle déclare qu'il prenait des médicaments pour tenter
d'oublier.
ET : Il ne savait plus
ce qu'il faisait, il essayait d'atténuer son chagrin. Ca m'a fait peur parce
que je suis passée par là, et je sais combien il est facile d'en arriver là
quand on souffre moralement ou physiquement.
DS : Mais il a su
immédiatement qu'il devait faire face ?
ET : Pas
immédiatement. Mais il savait qu'il le faudrait.
[Fin de l’extrait vidéo]
DS : A cette époque,
Michael, on dit que c'était un tel supplice que vous étiez au bord du suicide, c'est
vrai ?
MJ : Je n'ai jamais
pensé au suicide. J'aime trop la vie pour ça, je ne baisse pas facilement les
bras, j'ai la peau dure. Je n'ai jamais voulu me suicider.
DS : Est-ce que ça
a…
MJ : Ca m'a brisé le cœur,
ça, par contre, oui.
DS : Est ce que ça
vous a transformé ? Je vous ai demandé où vous voudriez habiter. Cette affaire
vous a donné envie d'aller vivre à l'étranger ?
MJ : Ca me serait égal
de quitter l'Amérique. Je garderai Neverland, parce que c'est un endroit que
j'aime, mais je crains le brouillard et la pollution. Je ne les supporte pas. Donc,
j'aimerais vivre à l'étranger, et je vais vivre à l'étranger.
DS : Ah bon ? Où ça ?
MJ : Je n'ai pas
encore décidé, peut-être en Afrique du Sud.
DS : Pour y vivre
définitivement ?
MJ : Ou peut être en
Suisse.
DS : Lisa, vous êtes
d'accord ?
LM : Est ce qu'on pourrait
dire une fois pour toutes qu'on habite ensemble. C'est vraiment… Ridicule. Où
sont les caméras ? Peu importe. Excuse-moi !
MJ : Non, continue !
LM : Ce que je pense
de l'Afrique ? J'aimerais y aller, et avoir une maison là bas. Comme ça, on
pourra être harcelé sans cesse !
DS : Avant de passer
à autre chose, nous avons tenu à montrer votre commentaire personnel sur ces les
deux années qui viennent de s’écouler… C'est un clip fait avec Janet, votre sœur
et intitulé "Scream". Dans ce clip il y a des mots que les gens d'un
certain âge pourraient ne pas comprendre. Donc il est question de confusion, de
dénigrement, de persécution."Arrêtez d'être après moi", dit il,
"Ca me donne envie de hurler" sur ces deux dernières années.
[Diffusion du clip "Scream"]
DS : Nous avons la
vidéo de votre mariage, je vais vous laisser la commenter. Si notre réalisateur
Roger Goodman veut bien l'envoyer, nous allons retourner à l’année dernière, c'est
ça ? Presque jour pour jour…
LM : J'ai l'air d'une
idiote, je vous préviens…
MJ : Mais non, tu as
l'air d'une… non rien. (Rires)
LM : Je commente ?
DS : Oui !
[Extrait vidéo de ce qui semble être une répétition de l’échange
des vœux]
MJ : [Il s’imite sur la vidéo
en train de dire ses vœux à Lisa Marie] Je le veux…
LM : Hein ?
MJ : Je le veux !
LM : (Rires) Et après
[le prêtre] va lui demander son autographe…
MJ : [Il chuchote
à Lisa] Comment tu me trouves ?
LM : Très
bien.
MJ : Tu es sûre ?
LM : Mais oui.
[Fin de l’extrait]
DS : Maintenant, vous,
Lisa Marie, vous vouliez dire quelque chose. Beaucoup de gens ont des doutes
sur ce mariage. On dit que c'était un coup de l'église de Scientologie, dont
vous faites partie et qui a beaucoup d'influence sur ses membres. Votre ex-mari
en fait partie, vous le voyez toujours. Tout ça serait une machination pour y
attirer Michael et son argent.
LM : Quelle connerie ! Excusez-moi,
mais je n'ai jamais rien entendu d'aussi ridicule. D'abord personne ne m'influence,
et en ce qui concerne notre mariage, j'ai épousé Michael parce que je l'aimais.
Un point c'est tout. Que ceux qui croient le contraire aillent se faire voir.
DS : Ca a le mérite d’être
clair.
LM : Oui.
DS : Qu'aimez-vous le
plus chez lui ?
LM : Oh, ce que j'aime
le plus ? Tout ! Il est formidable, je l'admire, je le respecte, je l'aime.
Et non, nous ne faisons pas chambre à part, désolée ! J'aime tout de lui !
DS : Pour en revenir
à ça : êtes vous scientologue ?
MJ : Non.
DS : Non. Vous
comptez le devenir ?
MJ : Je crois en la
spiritualité, en un être supérieur - Dieu, mais je ne suis pas scientologue. Je
lis tout, j'aime lire et me cultiver.
DS : Vous dites ne
pas faire chambre à part, très bien… Même si on est en direct, je m'en tiendrai
là, parce qu'une journaliste
sérieuse ne pose pas ce genre de question. Mais je n'en oublie pas moins que
vos fans meurent d'envie de vous poser une question…
LM : Est ce qu'on
couche ensemble ?
DS : Nous… (Rires)
MJ : (Rires) [à Lisa]
Mais elle n'a encore rien demandé !
DS : Je n'ai rien
dit…
MJ : Tu ne sais pas ce
qu’elle allait nous demander ! [Il met une main devant la bouche de Lisa]
LM : C'était bien ça ?
DS : Nous allons
écouter un ou deux fans…
[Vidéo du micro-trottoir]
Une fan : On veut savoir si vous l’avez fait…
Une fan : Michael, je sais que c’est une question
indiscrète, mais est-ce que tu as des relations sexuelles avec Lisa Marie ?
Une fan : Est-ce que vous vous aimez réellement ou n’est-ce
qu’un coup de pub ?
Un fan : Est-ce que vous couchez ensemble ?
[Fin de la vidéo]
MJ : C’est quand
même invraisemblable…
DS : Les gens sont
sceptiques…
LM : [à la caméra] Oui !
Oui ! Oui ! (Rires)
DS : On a lu dans la
presse que vous attendiez un enfant…
LM : Ca va se faire,
mais quand… ça je ne peux pas vous le dire.
MJ : On ne le dira
pas…
LM : C'est personnel.
MJ : On laisse faire le ciel.
DS : Mais pas encore ?
LM : Quant au mariage
de convenance, je trouve ça quand même très intéressant, très intéressant…
MJ : Ridicule !
DS : Pourquoi ?
LM : Pourquoi ne
pourrions-nous pas avoir des points communs ?
MJ : On ferait
semblant ? Absurde !
LM : On est tout le
temps ensemble, d'abord… Ensuite, comment peut-on faire semblant 24h/24h quand on
dort ensemble, qu'on se réveille ensemble, qu'on mange ensemble… Vous êtes venue chez nous, on a une maison
normale, on a une nounou, une bonne. Il est dans son studio, moi dans la cuisine, on est comme tout le
monde, même si c’est dur à croire…
DS : Vous faites vos
courses ensemble ?
LM : Oui, et on sort
dîner. Parfois, on se dispute… quelque fois.
MJ : (Rires) Et on
peut savoir à quel sujet exactement ?
DS : On a également
lu que vous vouliez peut-être adopter les enfants [de Lisa]…
MJ : J'adorerais adopter des enfants !
Ca a toujours été un rêve. Des enfants de toutes les races : Arabes, Juifs, Noirs… Toutes les races.
DS : Et les enfants de Lisa ?
MJ : Je les adore !
DS : Mais vous les adopteriez ?
MJ : Pardon ?
DS : Vous les adopteriez ?
MJ : Oh, je les adore, ils sont franchement mignons…
DS : Mais les adopter…
MJ : Oui, bien sûr !
LM : Ils ont un père biologique, et lui c'est…
MJ : Ils m'adorent et moi aussi.
LM : C'est sûr !
MJ : On s'amuse énormément ensemble.
LM : Oui, mais je n'ai jamais entendu dire qu'on pouvait adopter les enfants de quelqu’un alors qu’ils avaient encore de bons rapports avec leur parent biologique.
DS : Nous allons maintenant
diffuser le clip de Michael Jackson qui provoque un scandale dans les salles de
cinéma de ce pays. Certains prétendent qu'il s'inspire du "Triomphe de la Volonté"
de Leni Riefenstahl, un film nazi (parlant de la vidéo tournée à Budapest au
mois d'août 1994.)
MJ : C'est faux ! Rien
de tout ça n’est vrai.
DS : Vous avez vu ce
film ?
MJ : Je vois tout. J'adore
le cinéma, les documentaires, mais ça n'a rien à voir avec ce que vous dites.
DS : Il y a pourtant
des gens qui trouvent que c'est…
MJ : Absolument pas ! Ca
n'a rien à voir avec la politique, le communisme ou le fascisme…
DS : Des critiques
ont écrit : "C'est le pire exemple de glorification qu'un chanteur
ait jamais osé s'offrir."
MJ : Parfait ! C'est
super ! Je cherchais justement ça !
DS : La polémique ?
MJ : Oui ! Et ils sont
tombés dans le piège. Je voulais juste attirer l'attention.
DS : Et ceux qui
disent que ce sont des symboles de souffrance ?
MJ : Non, non, cela
n'a rien à voir, ça ne parle ni de politique, ni de fascisme, ni de dogme, ni
d'idéologie, rien de ça ! Seulement d'amour. Vous ne voyez ni tanks, ni
canons… Ce sont des gens qui se rassemblent dans la joie. C'est de l'art ! Un
réalisateur crée de l'art.
[Diffusion du teaser de l’album HIStory]
DS : On l'a dit, on peut
être d'accord ou pas avec la façon dont certains perçoivent ce clips… Un autre
problème a été soulevé. Dans une chanson vous dites : "Traitez-moi de Juif,
traînez-moi en justice." Certains trouvent ces paroles antisémites…
MJ : Non, ça n’est pas
antisémite. Je ne suis pas raciste et je ne pourrais jamais l'être. J'aime
toutes les races, des Arabes aux Juifs et aux Noirs. Quand je dis : "Traitez-moi
de Juif, traînez-moi en justice, donnez-moi des coups de pieds, traitez-moi de
youpin, ne me traitez pas de Blanc ou de Noir", c’est moi la victime dont
je parle ! Vous savez mes avocats et comptables sont Juifs. Mes meilleurs amis, David
Geffen, Jeffrey Katzenberg, Steven Spielberg, Mike Milken, sont tous Juifs.
Alors c'est idiot ! J'ai grandi dans une communauté Juive.
DS : Une autre
question est revenue tout le temps dans le micro-trottoir. C'est un sujet
sensible, et vous en aviez parlé avec Oprah… En un sens, les gens ne sont pas
très convaincus à propos de la blancheur… de votre peau, que ce ne soit pas
voulu de votre part, comme le maquillage. Est ce pour être ni blanc, ni noir ? Pour
ne pas avoir l'air trop masculin, rester androgyne ? Les gens veulent savoir si
c'est un choix de votre part… ce look. D'où provient-il ?
MJ : Je crois qu’il se
crée tout seul, naturellement.
LM : C'est un artiste.
Il a tous les droits…
MJ : Je suis un artiste,
je fais des performances.
LM : Il est
constamment en train de modifier, transformer, retravailler les choses, corriger
les imperfections. Si ça ne lui plaît pas, il change. Point final ! Il
s'est remodelé… C'est un artiste.
MJ : Pourquoi pas me
faire mettre un point rouge ici [il désigne le milieu de son front], ou deux
yeux là [il montre ses pommettes] ?
DS : Aimeriez-vous
retrouver votre couleur d'avant ?
MJ : Si j'aimerais
retrouver ma couleur ? C’est à la nature qu’il faut poser cette question. J'adore
le noir.
DS : Vous aimeriez le
redevenir ?
MJ : Je l'envie [il
montre Lisa du doigt], elle peut bronzer, moi pas.
DS : Autre question
importante : chanterez-vous ensemble ?
MJ : [Il chante à
Lisa] J'adorerais chanter avec toi ! Et toi, en as tu envie ?
DS : Vous ne chantez
pas ?
LM : Non, j'ai chanté
à une époque. Mais je n'ai pas épousé Michael pour ça, c'est ridicule. Je ne me
suis pas mariée pour faire carrière dans la chanson – juste pour mettre ça au
clair aussi. [Michael lui fait des oreilles de lapin, Lisa s’en aperçoit et le
regarde méchamment]
MJ : Ben quoi ? [Elle
essaie de le pincer] Arrête… (Rires)
DS : Notre émission
se termine. J'aimerais qu'en une phrase vous répondiez à cette question : où
vous voyez-vous dans cinq ans ?
MJ : En train de faire
mon métier que j'adore, et d'aider les enfants. Et coucou à Bobby Sherrit !
LM : Je voudrais que
les gens comprennent que je ne suis pas… que nous ne sommes pas… les
plaisanteries, les réflexions humiliantes, ça m'exaspère… Du coup je n’ai pas
trop pu aborder ce sujet ce soir, c’est bientôt fini en plus, mais… [à
Michael qui imite son énervement] Arrête !
MJ : Tu voudrais les
étrangler ! Ne croyez pas les ragots de la presse à scandale. C'est bon pour la
poubelle, ces idioties. C'est stupide ! Y'en a marre !
DS : C'est fini pour
ce soir.
[Michael fait un "Yesss !!!" de victoire]