Gold Magazine, Novembre 2002.
Gold Girl: Vous vous voyez surtout comme un musicien, un homme de
spectacle ou un entrepreneur ?
Michael Jackson: Sans doute les trois, car j'adore divertir les gens
et j'aimerai toujours le faire. J'aime devenir l'esclave du rythme.
Car la danse c'est l'interprétation du son et de l'accompagnement d'un
orchestre. Vous voyez, on devient le son, on devient la basse, on devient
ce qu'on entend, et vous le faites physiquement. Mais j'essaie de ne
pas trop me faire prendre par tout ça car après on ne pense plus à son
avenir. Tant de grands artistes se sont fait piéger dans le passé, et
ils ont fini seuls, tristes, et ruinés. Je me suis toujours dit que
je ne voulais pas finir comme ça et que j'allais faire de mon mieux
pour apprendre tout le côté business, m'entretenir seul, investir mon
argent, économiser. Qui sait ce qui peut arriver demain? On veut être
protégé financièrement pour s'assurer tout seul.
GG: Vous aimeriez qu'on se rappelle de vous en tant que grand homme
de spectacle ?
MJ: J'adore les films et j'adore l'art - un architecte est un homme
de spectacle, un mec qui construit des montagnes russes est un homme
de spectacle. Il sait où construire les descentes, et l'anticipation
quand on monte... Il vous fait dire "Oh mon Dieu!" quand on arrive tout
en haut avant de descendre. C'est exactement pareil que de structurer
un spectacle ou une danse.
GG: Est-ce que ça ne devient pas parfois un fardeau que d'être
l'une des stars qu'on peut reconnaître le plus facilement du monde ?
MJ: Il n'y a pas un endroit au monde où je puisse aller et être tranquille.
Ce qui fait le plus mal c'est que votre intimité vous soit dérobée.
Pour parler bêtement, on vit dans un aquarium, mais c'est vrai. Je me
fais des déguisements... Les gens les connaissent tous, c'est très difficile,
très dur.
GG: Quel genre de déguisements ?
MJ: Des costumes de chauve-souris, des dents en avant, des lunettes,
des perruques afros, des prosthétiques, beaucoup de maquillage, tout.
Simplement pour m'asseoir avec le public et voir le show avec l'oil
du public; je veux sentir ce qu'ils ressentent.
GG: Ils vous trouvent ?
MJ: Parfois oui. Au début, non. Puis ils se mettent à me regarder
dans les yeux. Je mets [mes lunettes] et puis ils se mettent à regarder
derrière... Les filles sont très intelligentes, vous savez. On peut
avoir un mec plus facilement qu'une fille. Les femmes arrivent à le
détecter. Elles connaissent votre façon de bouger, votre façon de marcher,
vos gestes. Je les entend dire, 'Regarde comment il bouge la main',
ou ' Tu as vu comment il marchait', et je me dis ' Oh non.'
GG: Si vous étiez invisible pendant une journée à Londres, que
feriez vous ?
MJ: Oh purée. A qui j'aimerais mettre une claque? Voyons voir {rires]...
Je crois que je trouverais un paparazzi et que je lui botterai le cul,
genre moonwalk. J'aimerais vraiment les pousser des petits scooters
sur lesquels ils se baladent tout le temps, vraiment, leur éjecter leurs
appareils photo des mains. Ils sont tellement énervants. C'est eux que
j'irais voir en premier, ouais. Ils vous rendent dingue. Vous ne pouvez
pas leur échapper. C'est terrible.
GG: Qui vous a inspiré le plus professionnellement parlant, et à
qui vous identifiez-vous ?
MJ: Sans doute Walt Disney; car quand j'étais petit j'ai grandi dans
un monde d'adultes. J'ai grandi sur scène. J'ai grandi dans des boîtes
de nuit. Lorsque j'avais sept, huit ans j'étais dans des boîtes de nuit.
J'ai vu des streapteaseuses enlever tous leurs vêtements. J'ai vu des
bagarres éclater. J'ai vu des gens se vomir dessus. J'ai vu des adultes
se conduire comme des porcs. Voilà pourquoi aujourd'hui je déteste les
boîtes de nuit. Je n'aime pas aller en boîte - je l'ai déjà fait, je
connais. C'est pourquoi je compense maintenant pour ce que je n'ai pas
fait à l'époque. Alors quand vous venez chez moi, vous verrez qu'il
y a des manèges, un cinéma, j'ai des animaux. J'adore les animaux -
des éléphants, des girafes et des tigres et des ours, toutes sortes
de serpents. J'arrive à faire toutes les merveilleuses choses que je
n'ai pas pu faire quand j'étais petit, car on n'avait pas tout ça. On
n'avait pas de Noël. On n'allait pas dormir chez des copains. On n'allait
pas à l'école, nous avions des cours particuliers quand nous étions
en tournée. Je n'allais pas dans une école publique. On a essayé pendant
deux semaines et ça n'a pas marché. C'était très difficile. C'est dur
de faire grandir un enfant célèbre. Très peu arrivent à faire cette
transition d'enfant star à star adulte. C'est très difficile. Je m'identifie
à Shirley Temple. Je l'ai rencontrée à San Francisco et je me suis assis
à sa table et j'ai tant pleuré. Elle a dit, 'Qu'y a-t-il Michael?' j'ai
dit, 'Je vous adore. J'ai besoin d'être plus avec vous.' Elle dit, 'Tu
es l'un d'entre nous, n'est-ce pas?' et j'ai dit 'Oui.' Quelqu'un d'autre
a dit, 'Que voulez-vous dire?' et elle a dit, 'Michael voit ce que je
veux dire' Et je sais exactement ce qu'elle voulait dire - d'avoir vécu
comme un enfant star et d'avoir réussi à faire cette transition de la
célébrité en tant qu'adulte est très difficile. Quand vous êtes un enfant
star, les gens ne veulent pas vous voir grandir. Ils veulent que vous
restiez petit pour toujours. Ils ne veulent pas que vous travailliez
après. C'est très dur.
GG: Parlez moi plus de votre intérêt dans les parcs d'attraction
- qu'est-ce qui vous y intéresse ?
MJ: Ce que je préfère dans les parcs d'attraction - et j'en ai une
assez bonne perspective car j'ai fait le tour du monde plusieurs fois
- c'est que j'aime voir les gens simplement se réunir avec leurs familles
et s'amuser . Ca les rapproche vraiment. J'y vais pour m'amuser, mais
aussi pour étudier. Je vais après les heures d'ouverture dans la plupart
des parcs parce que je ne peux pas y aller pendant la journée. On dirait
un peu des villes fantôme.
GG: J'ai entendu dire que vous aviez des projets pour un parc d'attraction
à Las Vegas ?
MJ: J'ai fait de nombreux projets à Las Vegas, et je crois que ce
que j'ai fait c'est d'y avoir élargi la population. Parce que quand
j'étais un gamin - je n'avais pas plus de huit ans - mes frères et moi
allions à Las Vegas, et à l'époque les enfants n'avaient même pas le
droit de mettre les pieds dans un casino. Donc on restait dans nos chambres,
on s'ennuyait, avec rien à faire pendant que tout les autres jouaient.
Il n'y avait qu'un endroit pour les enfants à Vegas à l'époque, ça s'appelait
Circus Circus. C'était un hôtel dont le thème était les clowns, alors
il y avait un homme qui faisait du trapèze et il y avait des chimpanzés
qui roulaient sur des petits monocycles. Quand j'étais un peu plus vieux
on allait beaucoup à Vegas - on y a fait des spectacles de très, très
nombreuses fois - et j'y ai pensé et j'ai dit, 'C'est vraiment pas juste
qu'il n'y ai rien pour les enfants,' alors je me suis mis à concevoir
pas mal d'idées pour certains propriétaires d'hôtels. Et maintenant
c'est un genre de royaume de vacances en famille, c'est vraiment ça.
GG: Quels sont les personnes que vous préférez ?
MJ: J'aime les gens qui ont vraiment contribué au bonheur de la planète
et de l'humanité, les gens qui ont apporté la lumière, de Walt Disney,
à Gandhi, à Edison, à Martin Luther King. Ce sont des gens avec de la
lumière, les gens qui se sont vraiment préoccupés des enfants, qui ont
réuni des familles, et l'amour. C'est ce que j'essaie de dire dans ma
musique et dans mes chansons. Si vous allez à un de mes concerts, mes
spectacles, vous verrez 200 000 personnes se balancer, qui portent des
bougies en disant, 'Nous voulons guérir le monde' et 'Nous t'aimons.'
J'ai assisté à ça dans le monde entier, de Russie en Allemagne, en Pologne,
en Afrique, en Amérique. Nous sommes tous pareils. Les gens pleurent
aux mêmes moments du spectacle. Ils se mettent en colère aux mêmes moments
du spectacle, le pathos apparaît aux mêmes moments.
GG: Est-ce que Fred Astaire étais votre ami ?
MJ: Oui. Fred Astaire était mon voisin. Je le voyais tous les jours
quand je me baladais sur ma petite mobylette. Il m'a toujours dit, il
disait toujours quand j'étais gamin, 'Tu vas devenir une grande star.'
Il m'a dit qu'il trouvais que j'étais un homme de spectacle incroyable
et un danseur génial. Et il disait toujours, 'Tu es le meilleur,' et
je disais, 'Non, tu es le meilleur.' Je me rappelle de la première fois
que j'ai fait le moonwalk. Fred m'a appelé chez moi. Il criait au téléphone,
il délirait. Il a dit que c'était la meilleur prestation qu'il avait
jamais vue. J'ai dit, 'Oh, arrête.' Il a dit, 'Michael, tu les a mis
sur le cul. Tu bouges trop bien. T'es un danseur génial.' J'ai dit,
'Eh bien, venant de vous, je n'ai besoin d'aucune récompense.' Parce
que j'étais nominé pour un Emmy Award pour cette performance, mais je
ne l'ai pas eu, mais ça ne faisait rien parce que Fred Astaire a dit
qu'il avait adoré ma prestation, et c'est la seule récompense dont j'avais
besoin.
GG: Si vous pouviez travailler avec n'importe qui, vivant ou mort,
ce serait qui ?
MJ: Si je pouvais travailler avec n'importe qui ce serait Charlie
Chaplin, que j'adore tellement. Aussi, Laurence Oliver était un génie,
vraiment. C'est deux gars-là, je pense. Et aussi le roi, Brando.
GG: L'année dernière vous avez fait un court métrage, You Rock
My World, avec l'assistance de Marlon Brando. C'était comment de travailler
avec le maître ?
MJ: Brando est un bon ami à moi. Il me ressemble beaucoup. Il ne
sort pas beaucoup. Il vient à Neverland ou bien il va chez moi à Mulholland
Drive, ou il va à Tahiti. Son fils a travaillé pour moi pendant plus
de 20 ans, et son autre fils était dans ma classe à l'école privée.
C'est tout simplement un géant. Vous voyez, Brando est intelligent,
parce que quand il travaille avec moi il dit toujours, 'Je sais quels
boutons je dois pousser pour faire ressortir tes émotions.' Il me connaît
si bien. Il connaît mes points faibles, alors il dit des choses qui
m'agacent énormément. C'est un génie. C'est un roi. C'est le dernier
de cette génération. C'est un homme génial, une personne adorable. Je
l'aime et c'est mon bon ami.
GG: Vous avez fait une apparition dans Men In Black II, vous vous
êtes amusé ?
MJ: Le projet de Men In Black était vraiment amusant car je me suis
présenté comme un mec nouveau. GG: C'est évident en regardant Thriller
que vous vous intéressez beaucoup aux arts visuels. MJ: Dans tout ce
que je fais j'aime réaliser moi-même ou travailler très près du réalisateur
- nous co-réalisons et nous trouvons des idées ensemble. Si vous regardez
Ghosts, c'est marqué co-écrit par Michael Jackson et Stephen King. Nous
l'avons écrit au téléphone, Stephen et moi - c'est un mec adorable,
il est incroyable. Nous l'avons écrit au téléphone, en discutant.
GG: Quels sont les icônes du cinéma que vous admirez le plus, et
pourquoi ?
MJ: J'adore Robert De Niro. Je pense qu'il est un acteur à facettes
multiples. Il peut jouer n'importe quel rôle, d'un comédien à un prêtre
à un tueur psychopathe à un idiot à un oncle charmant à n'importe quoi.
Et bien sûr, n'importe quel grand danseur.
GG: Qui pourrait jouer le rôle féminin à vos côtés ?
MJ: Une actrice? {rires} Vous et moi nous devrions faire un film
ensemble. Allez faisons-le, j'adorerais ça...
GG: On avait parlé du fait que vous alliez aller sur la lune pour
faire un authentique "moonwalk". Est-ce vrai ?
MJ: {rires} Il y a une part de vérité là-dedans. Ce n'est pas une
rumeur. C'est tout ce que je dirai.
GG: Vous enchérissez contre Paul McCartney pour le catalogue des
Beatles. Qu'avait-il de si spécial ?
MJ: Non, je n'ai pas fait ça, il n'a pas enchéri. C'était en vente
et je l'ai aimé et je l'ai acheté, comme pour acheter une pièce d'art.
GG: Parlez-moi plus de votre passion pour les oeuvres caritatives
pour les enfants. Quelles associations soutenez-vous ?
MJ: Eh bien, j'ai une oeuvre caritative pour les enfants que j'ai
moi-même créée qui s'appelle Heal the World. Et chaque fois que je fais
un concert ou tout ce qui se rapporte au divertissement, je donne un
certain taux [des bénéfices] à Heal the World - vous savez des orphelinats,
des hôpitaux, des gamins qui ont besoin d'un poumon ou d'un foie, nous
le trouvons, nous payons pour les soins chirurgicaux. Quand je suis
en tournée, je vais voir autant d'hôpitaux et d'orphelinats que je fais
de concerts. Nous allons voir les enfants de 12 ans et nous leur apportons
des boîtes, et des boîtes, et des boîtes de jouets, quelques posters
Michael Jackson et de l'attirail. Ils adorent ça.
GG: Que voulez-vous encore accomplir dans votre vie ?
MJ: Je ne suis jamais satisfait. Il y a tant de chemins et tellement
de choses que je veux faire. J'ai fait beaucoup, mais je ne pense pas
que ce soit suffisant, voilà pourquoi je n'expose jamais de trophées
ou quoi que ce soit comme ça chez moi. Vous ne verrez jamais de trophées
dans ma maison, je les range tous. Parce que si on se laisse prendre
par tout ça, on commence à se sentir du genre, 'Hey, quand même, je
l'ai fait.' Il y a tellement plus, tellement plus de montagnes à gravir.
GG: Si l'un de vos enfants venait vous dire, 'Papa, je veux être
une pop star,' quel serait le meilleur conseil que vous puissiez leur
donner ?
MJ: Le meilleur conseil que je leur donnerais serait que ça demande
beaucoup de travail, qu'il faut être préparé, parce que ce n'est pas
la joie tout le temps. Et qu'il faut avoir une peau de rhinocéros, car
plus la star est importante, plus la cible est importante. La presse
à scandale sont des salauds, et il faut avoir une peau de rhinocéros
pour pouvoir faire face à ce genre de mentalité ignorante. Ils le font
uniquement pour vendre des journaux, parce que les mauvaises nouvelles
se vendent bien, pas les bonnes. Ils l'inventent tout simplement. S'ils
n'ont rien, ils inventent. Je ne suis rien de comment la presse m'a
dépeint, rien. Je ne suis rien de ça. Ce sont eux qui sont dingues.
Ils sont ignorants. Je dis toujours à mes fans "Faisons un bûcher de
journaux à scandales. Faisons une montagne de journaux et brûlons-les".
Les vrais fans qui m'aiment savent que ce ces déchets sont faux. Ils
le savent. Ils sont intelligents.
GG: Avez-vous toujours voulu faire du cinéma ? Si votre famille
n'avait pas eu de succès dans la chanson, vous y seriez-vous tourné
plus tôt ?
MJ: J'ai toujours voulu faire du cinéma, mais les tournées m'en ont
empêché. C'est pourquoi je veux prendre quelques années pour ne faire
que du cinéma. J'aimerais arriver à avoir six films derrière moi, et
après je partirai un peu en tournée, puis je ferais plus de films.
GG: Quels types d'idées avez-vous pour le cinéma ?
MJ: J'ai des idées pour des films et des mouvements et de la danse
et des choses que personne n'a jamais vus. J'ai hâte de surprendre les
gens. C'est pourquoi je mourrais d'envie de lancer une société de production
de films, et je suis très excité de voir que c'est ce qu'on fait avec
Neverland Pictures. J'arrive à avoir une ardoise propre et je créé et
je sculpte.
GG: Parlez-moi un peu de l'idée du loup-garou dans vos films, et
en quoi ça a un lien avec la vidéo ?
MJ: Je n'ai pas encore lu le scripte de Wolfed - c'est l'un des films
qu'on va faire et ça m'excite beaucoup. Je suis si content de travailler
avec Sammy Lee {le co-écrivain de Music Box, qui a récemment fait
l'acquisition des droits de 'premier coup d'oil' des films de Jackson}.
Nous faisons quelques grands projets filmographiques ensemble et
je suis vraiment excité.
GG: Et Wolfed sera le premier film ?
MJ: Jusqu'ici, notre emploi du temps dit que Wolfed sera le premier
film. Ca va être amusant. Je veux que ce soit très effrayant. Rick Baker
veut faire tous les effets visuels. Il a sept Oscars. Rick est très
excité aussi - c'est lui qui a fait "Le Loup Garou de Londres". Il a
gagné un Oscar, et il a dit, 'Michael, c'était rien ça.' Ca n'est rien
comparé à ce qu'il peut faire aujourd'hui. Et il a fait Thriller et
il en a dit, 'C'est rien'. Il peut largement dépasser ça. Il a fait
tous les films avec Eddie Murphy, les Clumps et le Professeur Folledingue
et Men in Black aussi. C'est lui qui a fait tout ça.
GG: Alors dites-moi comment vous voudriez qu'on se rappelle de
vous ?
MJ: Comment je voudrais qu'on se rappelle de moi? Comme une personne
qui est venue et qui a apporté de la lumière au monde, de l'évasion.
Aussi comme le porte-parole des enfants qui ne peuvent pas s'exprimer,
parce que je les aime. Je vis pour les enfants. Si ça n'était pas pour
les enfants, je jetterais l'éponge. Un bébé, un enfant - voilà quelque
chose d'incroyable. Ce sont de petits génies, vous savez, des petits
génies. C'est vraiment ça.
GG: Vous aimez être père ?
MJ: C'est ce que je préfère. J'adore. J'adore. J'adore.
GG: L'autre jour je vous ai vu prendre votre fille dans les bras
quand elle dormait. Vous l'avez juste portée dans les bras et je pouvais
voir la joie sur votre visage.
MJ: Oh, je les adore. Les Jacksons ont beaucoup d'enfants. J'ai beaucoup
de neveux et de nièces. On est beaucoup!
GG: Quelle relation entretenez-vous avec vos frères et sours ?
MJ: J'aime mes frères et sours. Quand je suis avec eux nous rions.
Ils sont comme une version différente de vous-mêmes. On peut simplement
se marrer et parler du bon vieux temps. Nous ne nous retrouvons pas
autant que nous le voudrions. Nous sommes tous occupés. Nous sommes
tous dans le show-business. On est toujours en train de faire quelque
chose. Si je suis en ville, Janet n'y est pas. Si on est là tous les
deux, mon frère est ailleurs. Tout le monde a quelque chose à faire,
vous savez.
GG: Etes-vous un homme du genre "famille" ? Qu'aimez-vous faire
avec votre famille ?
MJ: Ma famille? Mes enfants? On aime simplement s'asseoir ensemble,
parler, prendre l'air. Nous nous asseyons au bord du lac. Je les emmène
se balader tous les jours à la maison. Nous nous asseyons au bord du
lac et nous jetons des cailloux dans l'eau et nous parlons.
GG: A votre avis, quelle est la forme d'amour la plus profonde
que quelqu'un puisse ressentir? Et l'avez-vous ressentie ?
MJ: Wow, je pense que ça dépend de l'opinion de chacun. Ai-je déjà
ressenti la forme d'amour la plus profonde? Je ne sais pas ce que serait
la plus profonde. {longue pause} question intéressante... {il répète
la question plusieurs fois}. J'aime énormément mes enfants, et je les
regarde toujours dans les yeux et je le leur dis - je crois que c'est
le plus important.
Traduction réalisée par Birch pour MJFRANCE.